Mythes AVC

Mythe ou Fait? Un AVC n'est pas aussi grave qu'une crise cardiaque.?
Mythe ou Fait? Les femmes ne sont pas susceptibles d'avoir un AVC?
Mythe ou Fait? On ne peut pas prévenir les AVC?
Mythe ou Fait? La victime d'un AVC a peu de chance de se rétablir.
Mythe ou Fait? Les AVC sont accompagnés de gros maux de tête.
Mythe ou Fait? Les AVC ne frappent pas les jeunes et les personnes d'âge moyen
Mythe ou Fait? Il n'y a pas de signes avant-coureurs d'un AVC.

Un AVC n’est pas aussi grave qu’une crise cardiaque.

Mythe:
Un AVC survient lorsque qu'il y a une interruption de la circulation sanguine vers le cerveau, entraînant la mort ou des dommages au cerveau.

Un AVC majeur peut être fatal ou peut sérieusement limiter la capacité d'une personne d'avoir une vie autonome et active. Selon certaines données, les AVC sont la principale cause de placement dans un établissement de soins de longue durée. Il est possible de reprendre ses activités normales après un AVC mineur, mais le rétablissement peut être long et nécessiter un traitement considérable.

Les AVC sont au nombre des affections les plus éprouvantes en raison des incapacités importantes qui peuvent en découler et du lourd fardeau social et psychologique imposé aux victimes d'AVC et à leurs soignants naturels. C'est pourquoi de nombreux médecins considèrent qu'un AVC fait deux victimes, lapersonne atteinte et la personne qui la soigne!

Pour la première fois depuis plusieurs décennies, on observe une hausse du nombre de décès attribuables aux AVC au Canada. Le taux d'hospitalisation en raison d'un AVC est de 20 fois supérieur chez les personnes de 65 ans et plus. Le vieillissement de la population ne fera qu'accroître le fardeau que représentent les AVC.

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Les femmes ne sont pas susceptibles d'avoir un AVC.

Mythe:
Les AVC sont la quatrième cause de décès chez les Canadiennes. Un quart des femmes qui ont un AVC sont âgées de moins de 65 ans.

  • Presque 60 % des 50 000 AVC qui surviennent chaque année au Canada touchent des femmes.
  • Une plus grande proportion de femmes meurent des suites d'un AVC. Au Canada en 1999, 8,5 % des décès de femmes et 5,6 % des décès d'hommes étaient attribuables aux AVC.
  • En 1999, 9 038 Canadiennes sont décédées des suites d'un AVC.

Source : Fondation de l'Ontario des maladies du coeur

Bien que les facteurs de risque soient foncièrement les mêmes pour les hommes et les femmes (antécédents familiaux d'AVC, hypertension, tabagisme, diabète, maladies du coeur, obésité, mode de vie sédentaire) certains n'affectent que les femmes. Le risque d'AVC augmente chez la femme enceinte, plus susceptible de voir sa tension artérielle augmenter. Une jeune femme qui a des migraines et qui prend la pilule peut également courir un risque plus grand d'AVC qu'une personne qui n'utilise pas ce mode de contraception.

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On ne peut pas prévenir les AVC.

Mythe:
Les AVC ou « attaques cérébrales » comptent parmi les problèmes de santé graves que l'on peut le plus facilement prévenir.

Bien que certains facteurs de risque, comme l'âge et les antécédents familiaux, soient inaltérables, de nombreux autres peuvent être contrôlés afin de réduire le risque d'AVC. Si l'on porte attention aux facteurs de risque modifiables, on peut réduire de façon considérable l'influence des facteurs non modifiables. Un mode de vie sain constitue la meilleure façon de prévenir les AVC.

Pour réduire le risque d'AVC, on recommande d'adopter les habitudes de vie suivantes :

  • Si votre tension artérielle est trop élevée, discutez avec votre médecin des façons de la baisser.
  • Cessez de fumer et évitez l'exposition à la fumée ambiante.
  • Si vous êtes diabétique, ayez bon contrôle grâce à votre alimentation et à vos médicaments d'ordonnance.
  • Réduisez vos risques de maladies du coeur en réduisant votre taux de cholestérol et en évitant les gras saturés.
  • Restez actif physiquement.
  • Perdez du poids si nécessaire ou conservez un poids-santé.
  • Buvez avec modération.

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La victime d'un AVC a peu de chance de se rétablir.

Mythe:
On peut renverser les effets d'un AVC de trois façons importantes.

Il est essentiel d'obtenir des soins médicaux immédiatement.

Si un caillot est à l'origine de l'AVC, certains médicaments peuvent renverser les effets de l'AVC s'ils sont pris dans les trois heures qui suivent. Idéalement, la victime d'un AVC devrait être traitée dans l'heure qui suit à l'aide du TPA, qui brise le caillot et qui est le seul traitement approuvé pour les AVC majeurs. Une étude a révélé que les femmes arrivaient en moyenne à l'hôpital 13 heures après le déclenchement d'un AVC et les hommes, 17 heures après.

Même les patients auxquels on ne peut pas administrer de TPA peuvent bénéficier de soins médicaux prompts. Quel que soit le type d'AVC, le temps compte. Des soins d'urgence prompts et appropriés durant les premières heures suivant un AVC peuvent considérablement améliorer la situation pour le patient. Source : Best Practice Guidelines for AVC Care, Fondation de l'Ontario des maladies du coeur, 2003

Sachez quels sont les signes avant-coureurs d'un AVC. Obtenez immédiatement des soins médicaux si vous observez les signes avant-coureurs d'un AVC. Appelez le 911 ou les services médicaux d'urgence.

Appelez le 911 ou les services médicaux d'urgence.

Une réadaptation complète axée sur une approche multidisciplinaire augmente les chances de rétablissement d'un AVC.

Selon des études menées sur des victimes d'AVC, le cerveau peut se remodeler et se réorganiser pour prendre en charge les fonctions cérébrales affectées par l'AVC. On constate des améliorations importantes même de cinq à 14 ans suivant l'AVC.

Une réadaptation intensive et des expériences d'apprentissage actif peuvent modifier le cerveau des victimes d'AVC.

Une réadaptation personnalisée en fonction des besoins et des buts du patient maximise le rétablissement.

La prévention secondaire peut permettre d'éviter un deuxième AVC.

Approximativement 25 % des victimes d'AVC en ont un deuxième dans les cinq années suivantes.

Bien que ce soit immédiatement après un premier AVC que le risque d'en subir un second soit le plus élevé, il n'en demeure pas moins qu'un deuxième AVC survient dans les deux ans qui suivent chez 33 % (un tiers) des victimes. Le risque d'invalidité grave et de décès augmente à chaque AVC subséquent.

La prise en charge médicale peut inclure le contrôle approprié des symptômes comme l'hypertension.

Les changements au mode de vie peuvent inclure une plus grande activité physique, le maintien d'un poidssanté et l'abandon du tabac.

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Les AVC sont accompagnés de gros maux de tête.

Mythe:
La plupart du temps, les AVC ne causent aucune douleur.

Signes d'un AVC :

  • Faiblesse ou engourdissement du visage, d'un bras ou d'une jambe d'un côté du corps
  • Vision obscurcie ou perte de vision, surtout dans un oeil
  • Difficulté d'élocution ou de compréhension
  • Mal de tête soudain sans raison connue
  • Étourdissement, manque d'équilibre ou chute soudaine, surtout en conjonction avec l'un des signes ci-dessus

Lorsque le cerveau n'est pas assez oxygéné, il envoie des messages de détresse au corps. Chaque minute compte! Les études ont démontré que des dommages au cerveau sont causés dès le déclenchement d'unAVC; les scientifiques savent maintenant que la période pendant laquelle on peut traiter la forme la plus courante d'AVC est très courte.

Appelez immédiatement le 911 si vous manifestez des signes d'AVC.

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Les AVC ne frappent pas les jeunes et les personnes d'âge moyen.

Mythe:
Un quart des AVC surviennent chez des Canadiennes et Canadiens de moins de 65 ans.

Il n'y a pas de signes avant-coureurs d'un AVC.

Mythe:
Les accidents ischémiques transitoires (AIT) sont des signes avant-coureurs d'un risque accru d'AVC, un accident plus grave.

Chez les adultes, le risque d'AVC est généralement d'environ 1 % par année. Ce risque est beaucoup plus grand chez les personnes ayant déjà eu un AVC ou un AIT. Il est très important que les victimes d'AVC prennent des mesures pour réduire le risque d'un second AVC.

Bien que les causes et symptômes d'un AVC et d'un AIT soient les mêmes, l'interruption de la circulation sanguine est temporaire lors d'un AIT, et les symptômes durent moins de 24 heures. La moitié des personnes chez qui survient un AIT voient leurs symptômes disparaître au bout de 30 minutes. Un AIT n'entraîne aucun dommage au cerveau.

Les personnes qui éprouvent des symptômes d'AIT sont plus susceptibles d'avoir un AVC : 5 % auront un AVC dans les 48 heures suivantes, 8 % dans le mois suivant, 12 % dans l'année qui suit et jusqu'à 30 % au cours des cinq années subséquentes.

Source : Improving Stroke Care in Ontario, Fondation de l'Ontario des maladies du coeur.

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