L'Alliance se réunit depuis février 2003. Elle regroupe : la division ontarienne de la Société canadienne du cancer, l'Association canadienne du diabète, Action Cancer Ontario, le Centre de toxicomanie et de santé mentale, la Fondation des maladies du coeur de l'Ontario, l'Association pulmonaire, le Centre ontarien d'information en prévention, l'Association pour la santé publique de l'Ontario et la Société d'ostéoporose du Canada. Au nombre des membres affiliés on retrouve des organismes tels que : la Fondation canadienne du rein, la Société d'arthrite, les membres du Réseau des centres ontariens de ressources pour la promotion de la santé, le programme Coeur en santé, des membres du secteur universitaire comme le Centre de recherche sur le comportement et l'évaluation des programmes, ainsi que des représentants du ministère de la Santé et des Soins de longue durée, du ministère ontarien du Tourisme et des Loisirs, et de l'Agence de santé publique du Canada.
Il y a un besoin pressant de déployer des efforts intégrés, cohérents, bien appuyés et systématiques pour prévenir les maladies chroniques au sein de la population ontarienne.
Les coûts pour le système de santé sont énormes : À elles seules, les maladies chroniques, dont le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète et les maladies respiratoires sont responsables de plus de 75 % des décès au Canada. Selon des calculs récents, les soins prodigués aux personnes atteintes de ces maladies coûteraient plus de 28 milliards de dollars.
Il est possible de modifier les facteurs de risque: Les comportements à risque (p. ex., tabagisme, consommation d'alcool, alimentation, inactivité physique et obésité) et les facteurs de risque (p. ex., milieu physique et contexte politique n'appuyant pas les comportements sains) sont très répandus.
Des retombées non négligeables : La recherche montre que les efforts méthodiques portent fruits. Par exemple, la Finlande a lancé un projet de prévention qui, en 25 ans, a permis de réduire de 55 % le nombre de décès causés par des maladies cardiovasculaires, et de 30 % les décès liés au cancer (résultats normalisés selon l'âge). En Californie, un programme exemplaire de lutte contre le tabagisme a accéléré la réduction de cette mauvaise habitude et permis de diminuer significativement, en dix ans, le nombre de décès attribuables au cancer du poumon et aux maladies cardiovasculaires. Les mesures concertées peuvent donc avoir une influence positive sur la santé de la population et l'incidence de maladie en moins d'une décennie.
Un fardeau qui croit rapidement : Au fur et à mesure que la génération des baby-boomers vieillit et que la population canadienne augmente, les risques d'AVC s'amplifient. Cette conjoncture alourdit rapidement le fardeau qu'imposent les maladies chroniques à la société.
Réduire l'expansion du capital : Si nous ne faisons rien de concret pour prévenir la maladie, nous n'aurons pas d'autre choix que d'investir dans l'expansion du capital du système de santé (p. ex., augmentation du nombre de lits et de centres de dépistage et de traitement, formation des professionnels, etc.) pour répondre aux besoins croissants de la génération des baby-boomers vieillissante. Malheureusement, ce système élargi ne sera plus nécessaire une fois les baby-boomers sortis de l'équation.
Report des coûts : Nous pouvons dès maintenant compenser ce qu'il en coûte pour investir dans la prévention en repoussant l'incidence de maladie au sein de la cohorte des baby-boomers plus loin dans le cycle des besoins de soins de santé, ce qui permettrait d'éviter l'expansion du capital et de réduire les coûts d'exploitation du système au cours des dix prochaines années.
Il n'est pas trop tard pour agir : Non, il n'est pas trop tard pour reporter les cas de maladie parmi les baby-boomers. Peto et ses collaborateurs ont démontré que même les personnes de 60 ans et plus qui cessent de fumer réduisent considérablement leur risque de développer un cancer du poumon. On peut également prévenir ou reporter un nombre de maladies dont la réduction des risques vient plus rapidement lorsqu'on brise les mauvaises habitudes.
Les efforts ciblés rapportent GROS : En s'attaquant à un petit nombre de facteurs de risque importants, il est possible de prévenir maintes maladies chroniques.
Pour faire en sorte que les éléments probants améliorent réellement la santé de toute la population ontarienne, il faut coordonner la recherche, surveiller la situation, élaborer des interventions et en évaluer les résultats, promouvoir les activités de prévention et adopter des politiques publiques favorables. L'Alliance de prévention des maladies chroniques en Ontario souhaite créer un milieu physique, social et politique qui permettra aux Ontariennes et aux Ontariens d'être en santé, peu importe leur revenu, leur niveau d'instruction, l'endroit où ils habitent, leur origine culturelle ou leur sexe.
Communiquez avec :
Maria Grant, chef, Alliance de prévention des maladies chroniques en Ontario
Tél. : 416-367-3313, poste 251 ou 1-800-267-6817, poste 251